Le parc couvre une superficie de près de 4 hectares.

Initialement il se subdivisait clairement en deux zones, la zone de l’entrée principales qui était un pur jardin à la française avec ses allées géométriques, et celle de l’arrière vers l’Yonne qui était parsemée d arbres magnifiques et de petites folies tels que des labyrinthes.

L’ensemble était traversé et irrigué par la source pavée de la Vandoise, et ses rigoles en pierre qui parcouraient le parc et remplissaient les bassins en pierre octogonaux.

  • Aujourd’hui de très beaux restes permettent de retrouver cette création du milieu du XVIII eme siècle :
    La source coule encore intacte et alimente hiver comme été deux bassins encore en parfait état. Le système hydraulique et la légère déclivité entre l’entrée et le déversoir dans l’Yonne permettait par un jeu de plaques encore présentes, de contrôler les niveaux d’eau, de stocker de l’eau dans le grand bassin pour alimenter le moulin par période de sécheresse, ou encore de permettre des jets d eaux dans les bassins aval. L’inspiration de Versailles n est pas loin! A petite échelle bien sur.
  • Certains alignements d arbres ont beaucoup grandi et présentent un caractère somptueux, des tilleuls tortueux notamment autour du vieux bassin, le long de la grande allée d accès et le long de l’allée arrière qui conduisait à l’Yonne; mais aussi deux énormes platanes de 250 ans en pleine santé à l’arrière du château, deux cèdres devant le château, un immense séquoia apparu au milieu du 19 eme sur la gauche de l’entrée.
    Et toute une foule d’arbres ou arbustes anciens (grands ifs dans le bois ou était l’ancien labyrinthe, buis devant le Trianon et à droite de l’allée d entrée, chênes, marronniers, noyers, meurisiers dans le bois le long du canal du nivernais, vieux pommiers, poiriers et cerisiers, dont l’antique variété rare de la pomme Blanche de Calville, pawlawnia à l’odeur envoûtante, sans oublier une très belle et dense bambouseraie juste derrière le château).
  • Les allées de seringas blancs sont omniprésentes et embaument le parc au printemps.

On notera enfin que le parc recèle au pied de ses vieux arbres de nombreuses truffes que les chiens truffiers trouvent facilement.

La plupart des allées à la française ont disparu sauf celle qui traverse la propriété, de l’orangerie au mur d enceinte sud, ainsi qu une ou deux autres remises en état récemment.
Par contre on distingue très bien dans le mur d enceinte dans la première partie du parc, les anciennes portes qui donnaient sur les champs. Il reste en effet en assez bon état les piliers en pierre de ces portails aujourd’hui murés. Les allées géométriques débouchaient de ces portails et conduisaient à l’allée d accès en quadrillant le parc, et à un bassin central qui s y trouvait, aujourd’hui enseveli.

Le mur d’enceinte en pierres qui ceinture entièrement la propriété à une forme particulière, « en patte d’oie » dans la partie de l’entrée devant le château, et donc evoquant la forme de la forteresse de Malte derrière le Trianon.
Le mur ouest est recouvert d’anciennes vignes de raisins blancs principalement.

Au fond du parc serpente le « bief » de l’Yonne, un bras donc de la grande rivière qui alimente le moulin voisin depuis plus de 8 siècles.

L’harmonie végétale de cet ensemble classé » jardin remarquable  » se prolonge à l’extérieur par le chemin d accès à la propriété, le chemin du Saulce, bordé d un splendide alignement de vieux tilleuls bicentenaires qui par miracle appartient encore au domaine jusqu à l’ancienne route nationale 6 (aujourd’hui RD 606)

Mais le parc est aussi un grand refuge d animaux
Au début du 20 eme siècle une plaque bleue témaillée encore visible fut posée à gauche de l’entrée du parc sur le mur d enceinte.
On peut y voir de nombreuses espèces qui y vivent en toute quiétude si ce ne St. les rapaces qui rodent parfois bien haut dans le ciel.
Les familles d écureuils roux sont nombreuses, ainsi que les geais, mésanges, colombes, hérons des étangs voisins, et bien sur lapins canards et toute sorte d animaux plus familiers qui se montrent si on ne fait pas trop de bruit.

En Novembre et en Mars, le spectacle visuel et sonore est dans le ciel car des centaines d oies sauvages migrent vers l’Afrique pour l’hiver en se rassemblant au dessus de l’Yonne voisine et en formant des V magnifiques juste au dessus de la commanderie.

Et en ressortant on pourra encore admirer les deux bornes anciennes qui guidaient les roues des calèches avant le portail de sortie, des bornes à 8 côtés bien sur, comme les 8 pointes de la croix de Malte ;
Aussi à droite en sortant a l’extérieur tout près et de part et d autre de l’angle du mur d enceinte on peut voir des gravures 18 eme représentant la croix de Malte et révélant certains noms et prénoms de l’époque, évidemment assez abîmées. Il faut avoir de bons yeux !